No.Way - Conte de Fées Déglinguéhttp://no.way.cowblog.frCowblogfrThu, 01 Jan 2009 19:31:58 +0100180http://no.way.cowblog.fr/take-only-what-you-need-from-me-2758242.htmlTake Only What you Need From me.Bonne année =).
Pour pas que tout s'efface ici, je reviendrai peut-être... Qui sait ?]]>
http://no.way.cowblog.fr/commentaires-2758242.htmlThu, 01 Jan 2009 19:31:00 +0100http://no.way.cowblog.fr/take-only-what-you-need-from-me-2758242.html
http://no.way.cowblog.fr/language-sex-violence-other-2692488.htmlLanguage. Sex. Violence. Other?
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Comment vous dire à quel point ça me déçoit, à quel point j'arrive pas à croire qu'Indo, Indochine, va faire le stade de France. C'est quoi cet égo qu'il nous font là d'un coup ? Même si ça claque, même si ça ferme la bouche à tous les misérables qui ont enterrés la new wave et Indo avec pendant les années 90, que ce soit le premier groupe français à investir ce stade de 80 000 personnes, j'y crois pas. Et pourtant, c'est bien là. Et malgré tout, et c'est que je crains le plus, c'est que j'ai d'ores et déjà bloqué ma journée du samedi 26 juin 2010.

J'écris plus du tout, et là je ne sais pas ce qui me motive. Je sais que presque plus personne ne me lit mais c'est assez agréable d'écrire pour le fun. De dire combien je fais pitié tous les jours au lycée dès que je le croise dans les couloirs parce que j'ai le cœur qui s'emballe pour que dalle. Le nombre de mokachinos que je me suis enfilée depuis ma rentrée au lycée est tout juste vertigineux mais moins tout de même que celui de chocolats chauds de Léa. Je me suis remise au poker dès que j'ai une heure de libre, ce qui arrive relativement rarement cela dit, je sais qu'elles m'attendent à la dernière table du foyer, contre le mur. Je n'ai jamais autant fait de maths et de physique de toute ma vie, ça ne m'a jamais autant saoûlé et paradoxalement j'aime ça, j'aime ce que je fais et j'espère que ce n'est pas la dernière fois que je l'écrirai. Je n'ai strictement aucun concert en vue, enfin plus exactement j'en ai plein mais aucun de possible dans la mesure où ils sont tous en semaine donc je ne sais pas quoi faire. Je vais commencer toutes mes phrases de cet article par "je" mais j'estime que j'ai le droit, ça va faire un mois que j'ai pas donné de nouvelles et puis d'abord je dis ce que je veux. Donc je disais, pas de concert, juste des cds et des groupes que j'ai enfin décidés d'écouter. J'ai réalise un de mes vieux rêves, acheter un meuble rien que pour mes cds, une étagère à Indo, une autre groupe anglais, une autre groupes américains des seventies, enfin un classement, un classement fait par moi et pour moi que je pourrais changer dès que ça n'ira plus dans ma tête. Je réécoute avidement Popstitue d'Indo, en fait je suis réenclenchée dans une période Indo, je sais pas si ça va durer jusqu'au nouvel album mais là, c'est bon. Ça et un revival seventies parce que mon père a téléchargé plein de trucs du genre Meddle des Floyd, du genre Déjà Vu de CSNY, du genre des reprises des Beatles trop bien, du genres j'ai plein de listes de lectures sur mon iPod. Je ne sais pas du tout ce que je fais aux vacances de la Toussaint, j'ai failli partir à New York mais il fallait avoir 16 ans à la date du 26 octobre - ouais c'est trop bien d'être de fin d'année t'as vu - et je veux Paris mais je sais pas. Je suis chiante, ça n'a pas changé.

Les cours me pèsent moins qu'avant. Demain j'y vais le cœur léger, je me dis que de toute façon on est tous dans le caniveau mais certains d'entres nous regardent les étoiles.

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http://no.way.cowblog.fr/commentaires-2692488.htmlSun, 05 Oct 2008 20:20:34 +0200http://no.way.cowblog.fr/language-sex-violence-other-2692488.html
http://no.way.cowblog.fr/naked-but-safe-2671043.htmlNaked but Safe.L'avantage d'avoir eu plus de boulot en un week-end que tout en un mois de seconde, c'est que j'ai pu laisser filer les 777 chansons de mon iPod. Et j'ai redécouvert ou découvert plein de morceaux dont j'ignorais jusqu'à même l'existence.  Et puis en redécouvrant des morceaux, on veut redécouvrir des artistes. Genre les Yeah Yeah Yeahs entraînent parfaitement mon bouquin de photos Organic Vision of Sound et une des dernières pages où il y a les collants résilles de Karen'O. Et puis on pense à relire la petite intro sympa écrite par un certain Eudeline. Le même dont j'avais dévoré tour en à tour en 2006 Dansons Sous les Bombes (pourquoi je l'ai prêté ? Je le reverrai jamais et il est plus édité...) et à Noël Ce Siècle Aura ta Peau. Et comme par hasard, c'est ce dernier qui est tombé de ma table de chevet en même temps que mon livre de photos. Il était vingt-deux heures, il y avait rien à la tv en plus. J'avais la tête trop pleine de maths, j'aurais peut-être pas dû. Et pourtant j'ai encore sombré. Pas foutu de lâcher le bouquin, impossible jusqu'à ce que mes yeux relisent trois fois la même ligne, trois quarts du bouquin avalés, un peu comme la première fois. J'avais pas dû tout comprendre à "l'époque" je sais pas, j'ai l'impression d'être passée à côté de plein de choses.Et puis l'occasion s'est présentée hier en fin d'après-midi, ma mère a réussi à me traîner dans les magasins pour des achats pour les cours, moi j'avais pas la tête à ça, je me suis maquillée et habillée à l'arrache, façon jebossejeveuxpasqu'onm'emmerde  et puis j'étais à la dérive complet dans les rayons, entre les gamins trop contents d'être au collège, les petits qui veulent les crayons de couleurs dernier cri et la mère qui demande des feutres lavables, je me suis dirigée vers le rayon Littérature Française sans trop d'espoir et il était là. Jamais deux sans trois, le dernier Eudeline ni vu ni connu dans le panier, coincé entre mes affaires de dessin industriel et mes fiches de français, Soucoupes Violentes. Je vous en dirai des nouvelles plus tard. Et après Molière aussi. Ou entre les deux. Quand j'arrive trop tôt le matin devant mon casier et que j'ai du temps à tuer avec IAMX dans les oreilles.
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http://no.way.cowblog.fr/commentaires-2671043.htmlSun, 07 Sep 2008 20:35:37 +0200http://no.way.cowblog.fr/naked-but-safe-2671043.html
http://no.way.cowblog.fr/smoky-eyes-2667665.htmlSmoky Eyes.Et puis tu vois, là quand je te tenais la main dans la chapelle, je te jure que je mentais pas Léa, j'aurais crevé pour qu'on soit dans la même classe après l'année séparée et l'été sans se voir. Et puis y'a eu mon nom sans le tien et je me suis dit "C'est pas possible, ils ont pas osé ?". Et là je me rends compte que tout ce que je dis n'a aucun sens pour personne sinon toi. Il faudrait que je revienne au tout début, là où j'ai fait mes propres choix, inconsciente ou bien très heureuse de choisir sa voie. Il faudrait que je vous dise que j'ai une scolarité très particulière ; qu'en seconde j'étais dans un lycée et qu'en première je suis majoritairement dans celui de Léa mais avec quelques cours dans mon ancien car j'ai pas choisi la S classique vu que je suis chiante. Alors j'y ai cru quand je suis arrivée là-bas, qu'elle et moi non stop, ça repartirait comme en troisième. Sauf que non. Mais c'est déjà un immense bonheur de gueuler Léa dans la cours du lycée et la voir se retourner.
Et sinon j'ai très peur mais bon, ça je commence à y être habituée. En fait, j'attends que les premières claques arrivent histoire que ce soit fait et qu'on passe à autre chose. Je dois déjà essuyer le concert de Coldplay demain, et ne pas enrager comme une folle comme ce midi juste parce qu'au Zapping ils ont montré des filles qui allaient au concert de Strasbourg de lundi en disant que c'est un super groupe, bah oui, comme si on le savait pas. Je ressasse, il faut dire que j'aime bien marteler mon esprit, après on s'étonne que j'ai bonne mémoire et ça me fait rire. Je n'ai pas du tout les pieds sur Terre, c'est assez grave. J'écris n'importe quoi et ça devient super plaisant quand même.

Comment te dire tout simplement que tes cicatrices sont les plus belles, que la vie ne glisse plus comme avant. Jamais cicatrices ne furent plus belles, que tes cicatrices soient miennes.

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http://no.way.cowblog.fr/commentaires-2667665.htmlWed, 03 Sep 2008 19:39:30 +0200http://no.way.cowblog.fr/smoky-eyes-2667665.html
http://no.way.cowblog.fr/i-hear-jerusalem-s-bells-are-ringing-2662065.htmlI Hear Jerusalem's Bells are Ringing.
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Ce voyage était à but familiale à la base, mariage. Très vite cela est devenu un nouveau road trip comme on les aime, où les paysages de Jérusalem, la Mer Morte, Ein Gedi, Eilat et Tel Aviv se sont succédés en un millier de kilomètres. Et même si les gros désagréments du retour avec le surbooking m'ont faussé la vision que j'avais du voyage, après une semaine je réalise. J'arrive encore à retenir le désert, les étendues sèches, la Mer Morte improbable au milieu de ça, la fraîcheur de Jérusalem à la nuit tombée quand nous écoutons Viva la Vida de Coldplay, la liesse de la fin du Shabbat sur Ben-Yehuda où les jeunes chantent leur religion, la chaleur brûlante de 50° à Eilat, la plongée, les poissons multicolores, la conduite des Israéliens toujours plus folle, le shopping à minuit et demie, la plage, le sable entre les orteils et la fleur d'oranger comme parfum de prédilection. C'était peut-être la dernière fois que je venais là-bas. Mais j'ai vu Israël. Et ça ne ressemble en rien à ce que les medias veulent nous faire croire.Méfiez-vous des apparences, ça n'a aucun sens.

Et si j'ai tant retardé la conclusion de ces dix jours, si j'ai tant attendu de venir poser mes mots sur la toile c'est que j'avais pleinement conscience de ce que cela signifie. Dans moins d'une semaine, je serai élève en Première S et même si c'est une des choses que je le plus attendues, maintenant que je suis au pied du mur, je ne demande qu'à faire demi tour. Retrouver le chemin de l'aéroport et prendre le premier billet qui me plairait. London, New York, Hanoï, Dublin et que sais-je encore. Je vis mes derniers instants d'été au son du best of Stop the Clocks d'Oasis et au fur et à mesure que les dix-huit titres défilent sur ma platine, chaque souvenir vient se coller, pressé d'être mémorisé et associé à la musique pour pouvoir y songer plus tard avec le sourire. J'ai des larmes au bord des yeux à Wonderwall car c'est Agathe et rien qu'elle seule. Lyla, pour Sophie parce que j'ai hurlé les paroles en karaoké au premier de ses anniversaires fêté avec moi.Talk Tonight pour un futur proche. Rock'n'Roll Star pour un rêve.Acquiesce pour le flou. Le flou dans lequel je me complais.

Je pense déjà aux prochaines vacances. Et je ne sais pas quelle en sera la destination. Je sais qu'entre temps, Coldplay sera passé et sans moi. Je ravale ma colère et laisse place à l'espoir pour The Kills et/ou Daisybox et j'ai une préférence pour le première option. Et après quoi ? Je revoudrais Paris comme en juillet, les bottes et le trench en plus. But it's definitely maybe.

Fin déjà. Je n'arrive pas à croire que deux mois et demi, et trois mois sans cours, ont pu passer aussi vite. Et comme disait Lise, cette fois, c'était la der' des der'. Parce que j'entends déjà mon rire nerveux quand le 2 septembre on va nous parler du bac alors que j'en suis restée au fait que le bac c'est pour les grands de Première, oups, j'y suis, c'est une blague ?

Le mot d'ordre pour finir ? Enjoy the best and fuck the rest.    
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http://no.way.cowblog.fr/commentaires-2662065.htmlThu, 28 Aout 2008 20:51:35 +0200http://no.way.cowblog.fr/i-hear-jerusalem-s-bells-are-ringing-2662065.html
http://no.way.cowblog.fr/how-soon-is-now-2647882.htmlHow Soon is Now?Je pars en Israël jusqu'au 21 août. J'aurai des choses à raconter, des paysages et des sensations à décrire. Je voyage, je suis heureuse. L'avion demain à 13 heures 15, le départ à 8 heures de la maison. J'ai des millions de choses à dire mais je manque de temps car je profite de mes vacances d'été comme jamais. J'ai l'impression de revivre depuis quelques jours, heures. Je ne sais pas si ça va durer. En tous cas, je le souhaite du plus profond de mon cœur. J'écris tout quelque part, pour moi parce qu'il y a des phrases que je ne veux pas oublier. Quand je reviens, j'essaie d'être plus présente.

Je vous aime.

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http://no.way.cowblog.fr/commentaires-2647882.htmlSun, 10 Aout 2008 21:39:38 +0200http://no.way.cowblog.fr/how-soon-is-now-2647882.html
http://no.way.cowblog.fr/on-my-skin-2643673.htmlOn my Skin.


Vingtième ou cinquantième écoute de Love is Noise de The Verve, j'arrive même plus à compter, je sais juste que c'est en boucle. C'est comme tout, ça passe, j'ai pas trop à réfléchir, je sais juste que j'apprécie grave et qu'au plus ça va, au moins mon cerveau fonctionne. Ça fait des jours que je fais ce qu'on me demande sans trop réfléchir, je barre des listes, tout pour m'occuper l'esprit, pour pas penser au pire certaines fois. J'écris sans lumières, je suis reliée au clavier, ça passe tout seul, depuis sept jours. Matin, midi, soir. Entre finir d'organiser mon voyage en Israël de la semaine prochaine, les épisodes de Queer as Folk (besoin de trois doses par jour sinon je pète un câble et je me mets à dire des choses encore pires que d'habitude), les quelques notions dont j'aurais besoin en maths l'an prochain et évitant soigneusement mes révisions de chimie - oui c'est un comble d'aller en S sans aimer la chimie, que voulez-vous, j'aime révolutionner le système (genre). Oui tout ça est bien catastrophique mais j'ai le cerveau anesthésié, transformé, écrasé, je veux pas réfléchir, j'ai abdiqué. Agathe est trop loin, Lise aussi, tous & toutes. Je rêve de l'Australie depuis quelques semaines assez intensément, j'ai grave envie de partir avec le lycée en octobre 2009, ça me paraît super loin en même temps l'été dernier me paraît être hier. Je réalise vraiment rien de tout ce qui se passe, je suis spectatrice, je fais ma crise là, ça y est c'est l'implosion. Fallait bien que ça arrive un jour. Je vis tout de dehors, je suis la photographe de ces instants mais pas devant l'objectif que je fuis parce que finalement, c'est comme quand on est gamin et qu'on croit que ce truc va nous capturer notre âme. Je regarde les autres vivre, et ça va vraiment pas dans ma tête. Et je suis sûre que quand je relirai tout ça, je supprimerai tout parce que de toute façon, y'a tout qui va de travers, vraiment tout, et je suis sûre que si j'avais été bourrée ça aurait été plus clair.
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http://no.way.cowblog.fr/commentaires-2643673.htmlMon, 04 Aout 2008 23:07:40 +0200http://no.way.cowblog.fr/on-my-skin-2643673.html
http://no.way.cowblog.fr/last-day-of-magic-2640229.htmlLast Day of Magic. Que les jours entre mes nuits ne sont qu'un mauvais habit. Résumé simplement, voilà le contenu de mes journées. Rythme étrangement décalé et ce depuis les 20 & 21 juillet, on se demande pourquoi heh. Lever tard, piscine, manger, séries, douche et maquillage le soir, rentrer à une ou deux heures le matin et recommencer. Ce rythme n'est pas pour me déplaire de toute façon. C'est sûrement pour ça que je ne me suis pas rendue compte que ça faisait une semaine que j'avais posté la review de Mika et je m'excuse de vous avoir autant assommé de pavés en juillet. Juillet était un bon & beau mois. Après l'été dernier partiellement passé aux Etats-Unis, je m'étais dit que cette année ça ne pourrait pas être mieux. Nous sommes à la moitié de cet été, à mi-chemin entre la fin et le début et finalement, ce mois de juillet a été extraordinaire. Beaucoup de rêves réalisés d'un coup. Et il y a des nuits, en y réfléchissant bien, où je me demande si tout cela a bien été réel.

Je me repasse le podcast d'un live des Kills, enregistré sur France Inter. Diane m'appris qu'ils passaient à Montpellier en octobre, trois jours après Daisybox et je ne me sens pas le cœur de faire un choix, même s'il va bien falloir parce que deux concerts en semaine à trois jours d'intervalle ça va pas le faire. Je lorgne entre mes anciennes places de concert et mes cours de maths de l'année prochaine et je retrouve là le défaut que me reproche ma mère, à savoir ne pas bien juger mes priorités, préférer tout lâcher pour quelques heures de délires de nuit plutôt que de penser que dans deux dans maintenant je serai dans un appart', faisant ce que je rêve depuis quelques mois maintenant et que ça, je ne peux pas l'obtenir en étant au premier rang dans la fosse. Tout serait tellement plus simple si ça pouvait être ainsi.

Avignon est connu pour le festival et nous en sommes bientôt à la fin, ce qui explique partiellement que je n'étais pas très présente sur la toile. Trois spectacles en quatre jours, et hier Les Monologues du Vagin, grand moment de rire. Les filles, si vous pouvez y aller, foncez, parce que pendant une heure vous allez vous dire, alors comme ça je ne suis pas la seule à penser ça ?

Et comme je suis une gentille fille, je vous laisse le lien vers le nouvel homme de ma vie, l'homme de mes nuits sur lequel je fantasme (ouais je crains et alors ?). J'ai nommé Gale Harold. ]]>
http://no.way.cowblog.fr/commentaires-2640229.htmlThu, 31 Jui 2008 21:19:22 +0200http://no.way.cowblog.fr/last-day-of-magic-2640229.html
http://no.way.cowblog.fr/don-t-let-the-starts-get-you-down-2634233.htmlDon't Let the Starts Get You Down.



Review co-écrite avec Lise.


Plein de monde, voilà le premier truc qui nous vient à l'idée quand on arrive sur la place des arènes. Il est 17 heures 30. On se place dans la fosse, des flyers pour Lanes, le groupe avant Yelle, nous sont distribués, on les entend en même temps faire les balances et ils nous paraissent bien plus sympathiques que la bretonne. Bien sûr, on était devant une entrée mais bien sûr on était au milieu des deux postes de fouille. Mais finalement c'est une bonne chose, on gruge tout le monde sur le côté en jouant des coudes (pratique d'être petites), Lise s'apprête à jeter son bouchon mais "putain Liiiiise mets le dans ta poche arrière !", ce que j'oublie de faire moi et me fait royalement engueuler par le contrôleur. On gravit les escaliers immenses, on s'est pas cassés la gueule, on essaye la catégorie 1 mais c'est pas pour nous, on monte, on redescend et on remonte (logique) dans la première entrée pour situer la scène, je gueule "Troisième porte à droite" et derrière un joli écho d'une fille qui visiblement n'était jamais venue aux arènes. La prochaine fois, je gueule "vingt-cinquième porte à gauche" histoire qu'elles sautent des arènes, ça fera des places en plus (on s'amuse beaucoup à faire cette review). Dernières marches, on arrive plein centre et ô miracle, le troisième rang est libre, on se précipite pour l'occuper. Mission réussie. Et Lise met de nouveau son bouchon sur sa bouteille, elle, elle a été maligne ("J'ai mon bouchon moi !").

Lanes arrive assez vite. Groupe de rock nîmois copié/collé de Muse. C'est sympa mais un peu déjà vu et entendu. Ce qui nous permet de nous attarder sur le public qui nous entoure. Et sur le fond de la scène, dans un placard entrouvert, nous apercevons un drapeau gay (pour Mika ?). Il y a du monde quand même, 13 000 personnes. J'avoue que comparé à 75 000 de la veille, ça me semble petit. Tout étrange d'un coup de penser à la veille. Ils partent de la scène après ce qui se trouve être leur meilleure chanson. Et là, là les amis, je peux vous dire qu'on a eu le meilleur chauffeur de salle qui soit. Un mec habillé avec un sweat orange, sur la dernière marche des arènes à gauche. On le remarque car toute la fosse s'est tournée vers lui et suit les mouvements qu'il effectue, à savoir taper des mains, le poing qui tourne et des trucs tout aussi bizarre et bien sûr on fait tous comme lui. Moment unique quand Yelle arrive sur scène, croyant que les applaudissements et les holas sont pour elle alors qu'en fait presque personne ne la regarde, le public est tourné vers la gauche attendant les prochains mouvements. Ses musiciens - et c'est trop honorifique de dire ses musiciens - sont obligés de s'avancer sur la scène et de se mettre en place pour qu'on se rende vraiment compte de leur présence, Yelle a dû revenir en courant pour qu'on y prête attention et c'est parti pour une heure de Je-Veux-Te-Voir-dans-un-Film-Pornographique et ses dérivés. Nous dansons sur les chansons les plus connues histoire de nous réchauffer un peu. Mais nous sommes bien plus intéressées par deux hommes devant, oui car nous avons la certitude qu'ils sont gays - le drapeau était donc pour eux ?

Le set s'achève enfin à vingt-deux heures et quart, il était temps. Réflexe, le mec en orange qui reprend son animation. Il laisse la place aux holas, je note qu'en musique ils mettent des trucs franchement pas mal, genre Keep the Car Running des Arcade Fire. Des madames en rose sont dans les gradins, elles distribuent des sucettes, des Lollipop quoi à qui en veut. Malheureusement quand elles arrivent près de nous, il n'y en a plus. En attendant le mec a réussi à se faufiler parmi la fosse, les gens l'ont laissé accéder jusqu'au milieu et l'ont porté pour qu'il recommence ses chorégraphies loufoques qu'on attendait. Mais tout s'arrête quand la voix d'Édith Piaf résonne et voici toutes les arènes qui font leur concert, chantant "Allez venez Milorrrrrd", on a beau pas aimer Piaf n'empêche que là c'était énorme. Enchaînement avec Sweet Dreams are Made of This, les mecs qui passaient la musique ont assuré lundi soir. Tout le monde tapait des mains et chantait. Et puis il est venu l'heure, les décors étaient installés et les lumières se sont baissées. Et là, personne n'a éclipsé son entrée. Il débarque avec les "Ouhahahah" de Relax (Take It Easy) que Lise et moi adorions reprendre en chœur. Pas de chouinage cette fois, ni sur Big Girl (You Are Beautiful) où Mika demande s'il y a des grosses filles dans la salle (ouiouioui !) et nous dédie cette chanson. Des grosses filles arrivent sur scène, on les croirait sorties du clip et une énorme poupée gonflable s'élève. My Interpretation, la chanson préférée de Lise, puis Billy Brown où tout le monde hurle "Then Billy Brown fell in love with an another man !". Mika va-t-il sortir le drapeau gay de son armoire ? Non. Petit speech : "On a joué cette chansons aux Francos et on voudrait la rejouer ici, dans la plus belle salle du monde même s'il y a un ouragan". Ouais y'avait du mistral quoi, tu sens le mec pas habitué. Et toutes les arènes qui chantent Aux Champs Elysées, ça me restera à jamais, d'autant que c'est une chanson de Joe Dassin alors tout le monde se rappelle de lui qui se bat sur les prononciations avec Laurent Ruquier. Il m'achève en, comme à Montpellier, enchaînant Any Other World ou Lise et moi ne savons plus qui appeler, et Ring Ring où je chante très très très faux. Ça se confirmera sur la vidéo de trente secondes que j'ai fait mais je crois qu'à ce moment Mika nous a laissé chanter. Puis comme on en a jamais assez, il y a la reprise de Just Can't Get Enough. Gros délire sur Stuck in the Middle. À la fin de la chanson, monsieur décide de séparer les arènes en deux : les romains à droite face à lui et les grecs à gauche. Bon, nous déjà on est bien emmerdées vu qu'on est au milieu mais on choisit le camps des romains. Et on a bien fait parce qu'après avoir fait des chœurs style "zou papa dabadabada" il nous dit "Auguste aurait été fier de vous", la grosse blague ! La chanson n'en finit pas et c'est un pur bonheur de voir les arènes autant en transe. Happy Ending où je regrette d'avoir oublié le briquet, et cette fois, il ne se gourre pas dans les paroles au début, on aurait presque dit dommage. Et toujours ce trio infernal à la fin, toujours le bon truc qui t'achève. Love Today où cette fois le parapluie est jaune. Puis Grace Kelly, le premier tube de Mika et quand il dit "Violet Sky", je regarde Lise car c'est de là que vient son pseudo. Mais déjà c'est la fin, avec Lollipop et ses confettis. Je suis super contente qu'ils fassent encore la mise en scène avec les peluches qui font des trucs pas très catholiques et Bad Bunny. Les paroles sont supers d'ailleurs malgré une jolie faute de français : "Pourquoi tu n'aimes pas toi ?". Nous découvrons également un talent de peintre chez notre choupichou à bouclettes "Moi je fais tapisserie et tu repeins tout chez moi".  Il la finit en anglais pour un dernier refrain chanté par tous. Maintenant, Mika nous laisse tous chanter – hurler ? - son mythique Relax, take it eaaaaaaasy, version du public oblige.

On est le meilleur public du monde, no doubt, dans la meilleure salle du monde, no doubt again. Il nous le redit, c'est son dernier concert en France. Un "Merci, bonne nuit" plus tard, les lumières se rallument.

Alors c'est sûr, c'était pas hier, c'était pas les trois heures de concert sans répit. C'était juste totalement différent, mais toujours aussi joyeux. En plus cette fois-ci,  j'étais bien entourée. Que dire d'autre ? C'est un artiste à suivre, un mec à aller revoir dans deux ans quand il aura un deuxième album et des morceaux à utiliser. C'est le soucis quand on va voir un artiste lorsqu'il n'a qu'un album à son actif. Mais ça valait le coup. Une fois à Montpellier et encore une fois aux Arènes.


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http://no.way.cowblog.fr/commentaires-2634233.htmlThu, 24 Jui 2008 17:26:36 +0200http://no.way.cowblog.fr/don-t-let-the-starts-get-you-down-2634233.html
http://no.way.cowblog.fr/magic-tour-2632503.htmlMagic Tour.




La photo n'est bien sûr pas de moi. Ici pour voir comment moi je voyais.


Comment parler de l'aventure la plus dingue, la plus foireuse, la plus extraordinaire jamais faite pour un concert ? Raconter du mieux que je peux tout ce qu'il s'est passé en moins de vingt quatre heures. Départ de la maison à dix heures et demi. Barcelone comme destination, Bruce Springsteen pour finalité.  Mes compagnons sont au nombre de trois, moyenne d'âge à 50 ans et pourtant quand je discute avec eux, j'ai l'impression d'être avec des gamins de 16 ans en furie, prêts à (re)voir leur idole, impression qui se confirmera plus tard. Après cinq heures de route et quelques pauses, nous arrivons.  Il est un peu avant dix-sept heures, nous avons le temps de balader.  Nous sommes placés de toute façon mais il faut toujours deux heures d'avance à un concert, toujours. La Sagrada Familia, les maisons de Gaùdi, le port, les grandes avenues commerçantes. J'étais allée à Barcelone il y a deux ans, c'était juste après Placebo. C'est étrange de se reconnaître dans une ville après quelques minutes à arpenter les rues, comme si rien ne s'était passé entre. Pourtant... Le temps passe, il faut dire qu'on guette la montre pour savoir quand enfin nous verrons le Boss. Aux abords du stade, une foule immense se presse vers les entrées. En s'arrêtant aux ramblas et en lisant le journal, nous apprenons que la veille, il y avait 75 000 personnes et que c'est pareil ce soir. Je ne sais même pas ce que veut dire 75 000 personnes, même après les avoir vues.  C'est inimaginable. Premier concert en stade. Je n'avais pas eu trop le temps de m'imaginer ce que ça allait donner alors c'est avec l'impatience dans les jambes que nous courrons les marches qui nous séparent de nos places. Malheureusement mauvaises. Très haut et le poteau des projecteurs qui nous bouche la vue sur le micro de Springsteen. Hum. Nous essayons pendant les deux heures et demi qui nous sont imparties de changer de place, en vain, tout est complet. Pourtant jusqu'à la dernière minute, nous y avons cru, avoir trouvé une place que quelqu'un n'avait pas. Les occupants se sont pointés à dix heures moins le quart alors que le concert était prévu à neuf heures et demi. Nous aurons essayé. Ça nous laisse le temps de sympathiser avec les gens qui nous entourent. La mère et sa fille devant qui viennent de Palma de Majorque et qui cherche une amie dans le stade, nous hurlons à quatre "Flora !" pour la trouver. Les américains de derrière qui ont le feu au corps et on comprendra mieux pourquoi après. À droite, le mec de soixante et quelques qui a la banane, le tee-shirt de AC/DC et la montre du Real Madrid. Le couple d'italien sur le devant à droite qui a le bouquin avec toutes les paroles de Springsteen en anglais et en italien. À gauche, les anglais qui vivent en fait à côté d'Uzès, près de chez moi. Et ce n'était que ceux qui étaient autour de moi. Qui sont les autres ; pourquoi sont-ils venus ; à quel point Springsteen est dans leur vie ? Nous essayons de relancer la hola avec eux et au prix de quelques cris nous y arrivons, tout le stade debout chacun à son tour. Merveilleux.

Dix heures et quart. Les lumières s'éteignent. Un flot d'écrans de portable, d'appareil photos, de flashs apparaît, impressionnant. Et cette musique, ce rythme entêtant. Il est là. Ils sont là. Car maintenant je ne ferai plus jamais la bêtise de dire que j'ai vu Bruce Springsteen. Non. J'ai vu Bruce Springsteen & the E Street Band. Je n'ai jamais entendu des musiciens aussi talentueux, autant en osmose. Radio Nowhere en deuxième chanson, je suis dans le train, il m'a embarqué et conquise. Les titres défilent, je ne connais pas la plupart, mais qu'importe au final ? Le Boss sait faire vivre ces 75 000 personnes, il sait nous faire participer, je ne connaissais pas les paroles j'ai pourtant chanter à tue-tête les "I'm alright", les "Are you ready?" etc. Les jeunes américains derrière, à peine quelques années de plus que moi connaissent en revanche toues les paroles, mettent une ambiance de fou. Sur les écrans, nous voyons Springsteen qui bouge; va de long en large sur la scène et dans le public ; il récupère des cartons. Des cartons ? Oui, car dessus les gens ont écrit les chansons qu'ils veulent entendre ce soir. Faire ça prouve plusieurs choses : d'abord, seul un grand artiste peut faire ça, avec un répertoire qui pourrait être composé que de tubes. Ensuite, les musiciens derrière, ils suivent, ils connaissent tout et ça envoie pendant dix à quinze minutes à chaque fois, solo qui n'en finissent pas. Et en dernier, on pourrait faire tous ses concerts, qu'on aurait jamais le même. Darkness on the Edge of Town file, la moyenne d'âge de 50 ans retombe à 16 quand nous faisons tous du saxo en se balançant d'un côté et d'un autre, le pur kiffe il faut dire. Livin' the Future dont il change l'intro, il fait lever les 75 000 paires de mains, juste impressionnant. Et là, grand moment. Dans le public, un homme a, au lieu d'un carton, utiliser un panneau électrique pour demander sa chanson. I'm Going Down défile sur le petit écran, le Boss a un énorme sourire aux lèvres et c'est parti pour un des (nombreux) grands moments du concert. Je ne connaissais pas cette chanson et je peux vous dire que j'ai adoré, je m'en souviendrai toute ma vie je crois. Un mec dans la fosse avait fait une marionnette à l'éfigie de Springsteen qu'il bouge dans tous les sens, gros délire. Folie sur Last to Die, enchaînement direct avec Long Walk Home, ces deux sont du dernier album et dernier morceau. Il est plus de minuit. Enfin dernier morceau... Avant le rappel. Et quel rappel mon Dieu. Et vas-y envoie Born to Run, envoie Bobby Jean dont je chantais les paroles au lycée début septembre, envoie les moi ces rêves. Il court d'un bout à l'autre de la scène, glisse sur ses genoux et fait son solo de guitare. Je ne veux plus que ça s'arrête. Rosalita, American Land que je ne connais absolument pas et pourtant depuis dimanche j'ai le thème du violon dans la tête. Ça devait être le dernier morceau. Vraiment. Une heure du matin. Sauf que. À force de nous avoir fait danser, chanter, lever les mains, les 75 000 personnes en veulent encore. En 1985, mes trois compagnons de ce soir avaient vu Springsteen. Et à chaque fois qu'il m'en parlait, il racontait toujours la même chose : le final sur une reprise des Beatles, Twist and Shout, qui a duré un quart d'heure, au lieu de deux minutes trente comme l'originale. Je réalisais pas. Et pourtant quand il a commencé, putain... Vous imaginez tout un stade à danser le twist, même dans la fosse ? Vous imaginez tout le monde qui chante les paroles ? Qui suit les indications de Bruce Springsteen pour la tonalité ? Le E Street Band qui devient complètement fou, stade éclairé avec tous les pojos, tout le monde se voit.  C'était dingue, assourdissant, sensationnel, génial [...].

Puis il a fallut partir, tout était fini. Et c'est toujours aussi dur de l'écrire. Reprendre la route à deux heures du matin, sortir de Barcelone et rentrer à la maison. À trois heures et demi, s'arrêter à une aire d'autoroute car nous avons tous une fringale : sandwich au pâté, salade de riz, Bounty ou cake au chocolat. On devient vraiment bizarre quand on ne dort pas. Une heure plus tard, on enlève enfin Magic du lecteur cd que nous avions écouté en venant, laissant place au cd de Linkin Park histoire de nous réveiller, mission réussi. Nous arrivons sur Avignon, nous avons rattrapé le soleil, il se lève sur le Palais des Papes alors qu'Hallelujah de Jeff Buckley s'élève de la radio. Il est six heures et demi quand je gagne enfin mon lit.

On m'avait prévenu. Une fois qu'on a vu Bruce Springtseen & the E Street Band, c'est très dur pour les autres groupes qu'on voit en concert de rivaliser. Il y a le Boss et les autres. C'est prétentieux mais c'est vrai. Qui encore aujourd'hui nous gratifie de plus de trois heures de concert ? Qui arrive à faire lever autant de monde dans les stades ? Qui, à 59 ans, est aussi dynamique ? Nobody. C'est un artiste à voir et à revoir, même ceux qui ne connaissent pas, même ceux qui croit ne pas aimer, le live vous fera vite changer d'avis. Alors oui c'est sûr, on peut ne pas aimer la non-intimité des stades, ne pas aimer les guitar heroes. Mais pour moi, ça restera un des meilleurs concerts de ma vie, un des plus puissants et des plus forts.

Because the night belongs to lovers. Because the night belongs to us.



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http://no.way.cowblog.fr/commentaires-2632503.htmlTue, 22 Jui 2008 16:19:49 +0200http://no.way.cowblog.fr/magic-tour-2632503.html