
Passer une semaine à la vitesse de la lumière. Se réveiller en pleine nuit pleine de sueur et prendre un bain de minuit ou quatre heures du matin. Jouer de la guitare à deux. Stresser, faire des choses à ne plus savoir quand on a commencé. Préparer, se préparer au choc. Faire des allers-retours souvent inutiles (comme un courant d'air). Passer le plus clair de son temps dans la voiture, augmenter le son du cd du mois et rouler à 130. Se laisser conduire plus exactement. Lire à en avoir mal aux yeux jusqu'à pas d'heure. Actionner le ventilateur. Comater entre deux chapitres. Être avec les mêmes personnes quatre jours d'affiliée. Vous et moi sans répit. Accueillir ses amies en peignoir ou avec une serviette autour du corps les cheveux trempés, jurer d'être prête à temps et y arriver. Déambuler dans Avignon. Avoir la conscience musicale qui se réveille en passant devant la Fnac et acheter Polyester de Daisybox. Ne pas le voir sur la devanture et être un boulet devant le vendeur. Sortir. Faire des grands écarts et des arabesques dans une cabine d'essayage d'H&M. Ecouter Coldplay à fond, cheveux au vent. Descendre deux pots de Hägen-Dasz à trois et faire des abdos. Se maquiller comme jamais, assumer le rôle de méchante qui nous ait confié pour le jour d'après, sur scène. Coiffé, méché maquillé. Répéter, revivre, retrouver la scène, les coulisses, les loges, les gradins, le stress, ami fidèle au creux du ventre qui ne se fait pas oublier. Être allergique au démaquillant dans la nuit. Se réveiller tôt. S'inscrire officiellement en Première S. Entrevoir des anciens, récents anciens en fait puisque ceux de seconde, qui semble déjà bien loin. Aller à Marseille, manger tunisien, revenir et avoir trempé en express dans la piscine. Se refaire maquiller, encore plus noir. Débarquer au gymnase, encore ensemble. Rire, rire, rire et pour rien au monde arrêter. Marquer les pas que ce soir nous forcerons, où nous donnerons tout ce qu'on a dans les tripes. Apporter des places et s'enfuir à toutes jambes pour préserver la surprise. Apposer le rouge à lèvres. Trou noir. Sur scène, sous les projecteurs, c'est à toi. Ils sont dans la salle. Exulter, frissonner, réussir. Des fleurs sur les joues. Réaliser qu'en un claquement de doigts, c'est derrière nous. Danser sur Around the World. Finir la soirée avec une verre de champagne et une tartelette à la fraise. Ne pas supporter de se quitter comme ça. Se revoir quinze heures après pour une énorme glace. Croiser ceux qui auraient pu faire un carton à la fête de la Musique. Dire au revoir pour trois mois à son meilleur ami qui part en Australie. S'échouer à la maison, être ensemble pour le quatrième jour car on ne se revoit que dans un mois, destinations croisées. Promettre et ne pas omettre. Faire des plans de dernière minute. Eviter le blues à chaque coin trop sombre. À moins d'être sourd, j'ai besoin de toi. Appeler les gens qu'on aime pour une dernière soirée avant le départ. Faire les valises. Avoir l'impression que c'en est devenu mécanique. Brutal réveil, il y a un an, être aux Etats-Unis, à New York très précisément. Fuir encore une fois. Penser à Paris, Agathe et maintenant Barcelone pour la journée pour voir Bruce Springsteen en concert le 20 juillet, veille de Mika. Faire céder ses parents pour Coldplay le 4 septembre. Je coule, je m'enfonce, je m'en fous surtout. Faire des plans à la comète, ne jamais s'échouer, toujours garder l'éveil. Sauf ce soir, où vautrée devant l'écran, tout dégueuler. Pour rayer une chose sur la liste ? Non, pour être mieux. What if my conclusion becomes a destination.
Les passages en italique et en gris sont extraits des paroles des chansons de Polyester.
Le spectacle dont je parle ici (à un moment ou un autre faut bien que j'éclaircisse quand même) est mon gala de fin d'année de danse classique (oui j'en fais). Et j'en suis fière, si vous saviez. Je remercie Clara, Liza, Anaïs et toutes les autres, même si elles ne passeront jamais, j'ai besoin de l'écrire.
Et oui, l'article d'avant mes chaussures de soirée, là mes chaussons de danse, non je ne fais pas une fixette sur les pieds !
Le spectacle dont je parle ici (à un moment ou un autre faut bien que j'éclaircisse quand même) est mon gala de fin d'année de danse classique (oui j'en fais). Et j'en suis fière, si vous saviez. Je remercie Clara, Liza, Anaïs et toutes les autres, même si elles ne passeront jamais, j'ai besoin de l'écrire.
Et oui, l'article d'avant mes chaussures de soirée, là mes chaussons de danse, non je ne fais pas une fixette sur les pieds !

Beaucoup de choses à raconter en une
semaine. Je poste moins mais plus long, ne m'en voulez
pas.

Ecrit hier soir.
Et putain,
putain, putain, ils l'ont fait